Enfants de la Palestine
Association des familles Franco Palestiniennes
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Brève parue dans la rubrique : Editorial, publiée le mercredi 21 novembre 2007

AUX DONATEURS DE L'AIDE D'URGENCE DANS LES CAMPS DU LIBAN.

En Mai dernier, 30 000 palestiniens du camp de Nahr El Bared sont venus se réfugier dans le camp de Baddawi au nord du Liban suite aux combats opposant le groupe Fatah al-Islam et l'armée libanaise prenant en otage toute la population civile palestinienne du camp de réfugiés pendant 105 jours.

A Baddawi, plus de 40 000 personnes s'entassent alors sur 1km2. La situation sociale et psychologique est à son comble lorsque Khaled Yamani, l'un des responsables du camp de réfugiés de Baddawi, nous envoi un cri de détresse que notre association a relayé largement.

Vous avez répondu à cet appel et au nom de nos partenaires palestiniens, nous vous transmettons leur reconnaissance.

Nous restons en contact régulier avec les responsables du camp de Baddawi et de Nahr El Bared qui ont utilisé les 13 000€ récoltés pour cette opération en achat de médicaments et de produits alimentaires de première urgence venant en complément de l'aide de l'UNRWA qui, les premières semaines, n'a pas été suffisante face aux milliers de « nouveaux réfugiés » et à l'afflux des blessés civiles pendant plusieurs semaines dans le camp de Baddawi. Un mois après la rentrée scolaire, les écoles de l'UNRWA du camp de Baddawi continuent d'accueillir des milliers de familles palestiniennes, les dispensaires sont bondés, c'est plus de 30 000 habitants qui ont été déplacés et des milliers de foyers palestiniens du camp de Narh El Bared qui sont en ruines.

C'est dire si notre contribution a été appréciée par nos partenaires palestiniens du camp de Baddawi et l'AJPF vous remercie également de votre participation et de votre engagement aux côtésdes réfugiés palestiniens.

Au-delà de la situation matérielle dramatique, les réfugiés palestiniens du Liban nous disent être davantage meurtris par l'humiliation et le mépris qu'ils subissent au quotidien particulièrement depuis ces événements où beaucoup pensent avoir été victimes d'un complot visant à contrôler les camps de réfugiés palestiniens au Liban.

Aujourd'hui, si l'armée libanaise a gagné sur les combattant du Fatah El Islam, les civiles palestiniens eux, ont tout perdu ! Certes, depuis le 10 octobre, des familles ont repris le chemin de leurs maisons situées dans la partie Nord du camp et selon l'UNRWA, ce « retour » va concerner dans un premier temps 800 familles. Mais, la partie la plus ancienne du camp, la plus endommagée par les affrontements, reste déclarée « zone militaire ». Des solutions sont proposées aux palestiniens afin qu'ils ne retournent pas vivre dans le camp : aide pour la location d'un logement (770 familles sur 5500 concernées ont opté pour cette solution), aide aux familles d'accueil des déplacés, construction de logements préfabriqués dans une zone à proximité du camp de Nahr El Bared (cela devrait concerner 2000 familles)…

En filigrane, c'est la question du contrôle des camps de réfugiés palestiniens du Liban qui est une nouvelle fois posée et pour Nahr El Bared, la « reconstruction » d'une zone d'habitation où le tissu social originel disparaît progressivement…comme un écho à d'autres camps qui ont petit à petit disparus comme celui de Sabra ou de Tel El Zatar par exemple.

Notre contribution a permis d'aider les réfugiés palestiniens mais surtout de dire au peuple palestinien que nous restons solidaires et que nous porterons sa voix là où on ne veut pas l'entendre !

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