Gn 15,18. En ce jour-là, le Seigneur fit alliance avec Abram, en lui disant: Je donnerai ce pays à votre race, depuis le fleuve d'Egypte, jusqu'au grand fleuve d'Euphrate;
Gn 15,19. Tout ce que possèdent les Cinéens, les Cénézéens, les Cedmonéens ....  
Des arnaques, on en a connu. mais comme celle-ci: jamais!

 

Israël interdit l'entrée en Palestine à la cinéaste Annemarie Jacir, dont le film fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2008

Par Annemarie Jacir

J'attendais cette semaine depuis des mois. Cela devait être l'un de mes moments les plus importants - la première mondiale de mon long métrage « milh hadha al-bahrï » (Le sel de la mer) en Palestine. La première devait avoir lieu dans le camp de réfugiés d'Amari à Ramallah. Les acteurs et l'équipe, les gens qui ont contribué à la production du film et ceux qui y ont cru devaient assister à la projection en plein air du film et c'était une occasion de partager l'achèvement d'un projet qui a été le résultat de cinq ans de lutte.

Ce qui a rendu cet événement aussi spécial, c'est que cela devait être une grande fête pour nous : «Nous avions appris la nouvelle incroyable que le film avait été sélectionné pour le Festival de Cannes en tant que sélection officielle (du 14 au 25 Mai 2008)."

Comme vous le savez peut-être, les autorités israéliennes ne m'ont pas autorisée à revenir en Palestine depuis 9 mois maintenant.

En raison de cela, nous n'avons pas été en mesure de tourner la principale scène du film et pour finir, la scène a dû être tournée à Marseille, en France.

Mon avocat a travaillé pendant huit mois sur la question de mon retour chez moi.

Ainsi, pour la première du film, j'ai reçu également une invitation du Consulat de France à Jérusalem, qui a soutenu le film et de l'International Art Academy de Ramallah qui a coparrainé le film. Je ne voulais rien de plus au monde que de revenir enfin en Palestine pour partager le film.

D'Amman, en Jordanie, j'ai pris le bus pour le pont Allenby (Cheikh Hussein) afin de franchir la frontière jordanienne et entrer en Cisjordanie. Je suis arrivé sur le pont à 10 heures du matin. Les Israéliens m'ont détenu pendant six heures, période au cours de laquelle j'ai été interrogé environ cinq fois.

Au début, on m'a fait attendre dans la salle principale avec tout le monde. Au bout d'un certain temps, on m'a emmenée dans une autre pièce à l'arrière, séparée des autres, et j'ai a passé le reste du temps à attendre toute seule.

De temps en temps, des gens entraient et sortaient, ils me posaient parfois des questions, parfois ils ne faisaient que passer. Ils m'ont confisqué mon téléphone.

Pour finir, ils m'ont emmenée une nouvelle fois dans la grande salle et ils m'ont demandé de m'asseoir et d'attendre. Au bout d'environ 20 minutes, une femme en uniforme bleu (les autres portaient un uniforme différent), est venue vers moi avec mon passeport à la main et quatre agents de sécurité derrière elle.

Elle m'a remis mon passeport et a dit : «Le ministère israélien de l'Intérieur a refusé votre entrée.»

Je lui ai demandé s'il y avait un motif.

Elle a répondu : «Vous passez trop de temps ici.»

J'ai été ensuite expulsée : escortée par deux des agents à l'extérieur du terminal et mise dans un bus à destination de la Jordanie.

"Je suis montée dans le bus. J'ai cru que mes jambes ne seraient pas assez fortes pour me porter."

Traduction : MG pour ISM

Post-Scriptum :

Pour plus d'informations, contacter :Annmarie Jacir : annemariejacir@yahoo.com

Keith Hammond - Comité Ecossais pour les Universités de Palestine : scot.cam.ac.boycot@googlemail.com

Campagne pour le Droit à l'Entrée/Ré-entrée dans les Territoires Palestiniens Occupés (Une Campagne populaire pour la protection des détenteurs de passeports étrangers vivant et ou visitant les Territoires Occupés Palestiniens)
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