Enfants de la Palestine
Association des familles Franco Palestiniennes
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entrez votre mail pour recevoir régulièrement notre liste de diffusion

Article paru dans la rubrique : Nouvelles de Palestine

TÉMOIGNAGES D'ENFANTS PALESTINIENS DU LIBAN
Beit Atfal Assoumoud
samedi 16 juin 2007, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

Chers amis, Quand les enfants décrivent les horreurs dont ils ont fait l'expérience, cela a un autre sens parce qu'ils sont toujours sincères, directs et ne poursuivent aucun but qui les contraignent à l'hypocrisie. Nous considérons donc que consigner et « documenter » leurs témoignages est une manière d'écrire l'histoire dans une perspective différente et plus sûre. Dans certains cas une simple phrase proférée par un enfant sans défense peut toucher les coeurs et la conscience des responsables de la terreur. Cette fois-ci, les témoins sont étonnament jeunes, leurs besoins particulièrement modestes, même si les pauvres biens qu'ils ont dû abandonner ont une immense valeur à leurs yeux. Chacun d'entre nous peut avoir une interprétation différente de leurs témoignages, à partir d'une simple phrase ou d'un commentaire. Ecoutez ce qu'ils ont à dire.

De Rashidieh

Bilal Ahmad, 5 ans  : « Ce que je veux dire, j'ai eu si peur des tirs, je pouvais plus rentrer à la maison voir mes amis et mon école que j'aime tant. On a couru pour échapper au bombardement, les maisons autour étaient détruites, mais on a continué à courir pieds nus et tout le temps je pleurais de peur et d'inquiétude pour ma maman et mes frères. Maintenant on est à Rashidieh, ça va, mais je veux retourner chez moi, j'aime mes nouveaux habits que j'avais là-bas, jai même pas eu le temps de les mettre une seule fois. »

Nivine Bdel Rahman, 6 ans  : « Il y a eu un grand bombardement, une fumée noire épaisse et des tirs, on a couru à Rashidieh parce qu'on avait des amis là-bas, c'est des bons amis parce qu'ils nous ont gardés dans leur maison. Je pleurais tout le temps mais quand j'ai vu la mer ça allait mieux, il ya des professeurs qui sont venus ; ils m'ont dit que je pouvais aller au jardin d'enfants, j'avais peur mais quand je suis allée là-bas j'ai bien aimé l'endroit et alors, comme j'étais heureuse ! J'ai beaucoup joué et dessiné, j'ai mangé avec d'autres enfants et quand je suis partie on m'a donné un cadeau, j'ai beaucoup aimé cet endroit et je me suis dit : 'quand je vais rentrer chez moi je dois les inviter à venir nous rendre visite' . »

Nasim Abdel Rahman, 5 ans  : « J'avais tellement peur d'être tué par une balle, je dormais avec ma famille et on a été réveillés par le bruit des bombes. J'ai commencé à pleurer quand la maison a commencé à trembler très fort, on a couru jusque en bas de chez notre voisin, ma maman a dit qu'on était plus en sécurité mais tout à coup je me suis souvenu que j'avais laissé mes deux oiseaux mais maman a dit qu'ils étaient sûrement morts. J'étais très triste et en colère, j'ai pleuré, j'aimais beaucoup mes oiseaux : je leur donnais à manger et je jouais avec eux. Maintenant j'ai plus de maison et plus d'oiseaux. »

Faten Nabulsi, 4 ans : « Je suis très triste, notre maison a brûlé et on est restés avec nos voisins jusqu'à ce qu'on nous dise de partir. Mon papa est venu avec une voiture et on est allés à Rashidieh. J'ai vu des étrangers qui donnaient des couvertures pour mettre sur les vieux et ils les ont emmenés à la mosquée. Maintenant je suis en sécurité, je joue avec les autres enfants dans le jardin d'enfants. »

De Beddawi

Malak Abdel Aziz, 3 ans  : « J'ai laissé mon nouveau sac à la maison, c'est le sac que ma maman elle m'a acheté à Tripoli. Elle m'a aussi acheté des nouveaux habits pour aller au jardin d'enfants. On courait dans les rues, on avait très peur, j'ai vu un homme avec un fusil, puis on a pris une voiture, cette robe que Ziena m'a donnée, ici (au jardin d'enfants) ils me donnent du jus de fruits et un cadeau, maman elle va avoir un nouveau bébé bientôt mais elle a laissé les habits du bébé à El-Bared. »

Sara Kana'an, 4 ans  : « On dormait quand ils ont commencé à bombarder, j'ai commencé à pleurer avec ma maman mais papa il pleurait pas. Maman elle a dit qu'ils ont bombardé mon école et tous les jouets sont brûlés, beaucoup de gens sont venus dans la maison de ma grand-mère mais après on est tous partis à Beddawi. Tous les jours il y a une voiture qui vient pour nous apporter du pain et à manger, je veux pas retourner à mon école parce qu'elle a explosé. »

 
Réagir à cet article
 
Dans cette rubrique
»  Appel des 600 Palestiniens bloqués à Al Arish, en Egypte
»  L'unique voyage de Samah Jabr sur la compagnie aérienne nationale israélienne, El Al.
»  Le cessez-le feu, façon israélienne
»  Plus de 3 000 maisons palestiniennes menacées de destruction en Cisjordanie
»  Israël interdit l'entrée en Palestine à la cinéaste Annemarie Jacir, dont le film fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2008
»  Sauvez l'avenir de nos étudiants
»  Une patrie, pas un Etat insignifiant !
»  Visite aux blessés palestiniens dans un hôpital du Caire
»  Mona El-Farra, médecin à Gaza : "Une de mes journées sous blocus"
»  Gaza dans un noir total, quelle est l'excuse de l'Egypte et du monde entier ?

Autres articles par Rédaction Enfants de (la) Palestine
»  LE FUTUR DES PALESTINIENS
»  Les Arabes et Obama
»  Constitution d'un « Comité de soutien à Salah Hamouri »
»  Gaza : deux bateaux ayant brisé le blocus repartent à Chypre
»  Après 31 ans et 26 jours de captivité en Israël, Saïd Al-Atabeh a retrouvé Ramallah
»  Nouvelles exactions de l'armée israélienne à Nilin : 2 militants de Génération Palestine blessés
»  "C'est un moment heureux et historique dans nos vies"
»  Gaza : Une grande brèche dans le siège israélien
»  Israël Palestine : un, deux ou trois Etats ?
»  Briser pacifiquement le blocus contre Gaza par la mer

 
© 2002-2003 Enfants de la Palestine. Association loi 1901.
Dernière mise à jour du site : vendredi 29 août 2008.
Le site contient:  992 articles,  265 brèves,  239 messages
Accès administration